Zetchi utilise ses échecs pour réussir

11 Oct , 2018 à 9:31  

H. Hichem

Bien sûr que la situation n’est pas aussi reluisante que l’on peut le croire. La FAF, la nouvelle équipe ne fait du bruit que lorsque des échecs se succèdent. La raison est toute simple, dans toute gestion, on ne retient que les échecs, cela est connu.

Les engagements de son président Zetchi «traînent» le pas sur un terrain déjà très mal exploité. «Ne serait-il pas plus juste d’analyser les failles profondes qui ont engendré les échecs, pas l’échec lui-même», tous, soufflait un expert. Le boss de Delly Ibrahim devra arriver à sortir sa tête de ces sales dossiers, souvent préfabriqués, pour qu’il puisse un jour s’enorgueillir de ses réalisations, de ses réussites, montrer une autre famille neuve, née des dernières élections, de s’entourer d’une équipe à même de faire réinventer une FAF exemplaire, débarrassée des anciennes empruntes ? Un expert en économie me disait «si nous échouons, c’est parce que nous avons des failles personnelles plus ou moins importantes. On échoue en général parce que l’on manque d’empathie ou de confiance en soi ou bien par lâcheté ou bien au contraire par excès de confiance en soi».
Pourquoi la FAF n’arrive-t-elle pas à décoller comme il a été promis par Zetchi ? Tous comprennent que le foot et l’échec sont deux notions indissociables. Pour être plus précis, la gestion d’une fédération est un domaine dans lequel l’échec est puissant, intense. Un domaine dans lequel il laisse des séquelles. Mais cet échec est plus remarqué au niveau des clubs qui incriminent la FAF qui n’arrive pas, elle aussi, à jouer dans la transparence, font remarquer quelques observateurs. Des grains de sables bloquent sa route qui mène vers la concrétisation des objectifs promis. La marche vers l’essentiel est brusquement confrontée à des blocages venant de l’intérieur de l’instance, disent la plupart des personnes interrogées. Tout le monde le sait, mais personne n’essaye de débloquer la situation.
Derrière le mur, des sons montent pour rappeler que tout est enchaîné, les uns ne lâchent pas les autres pour que leurs intérêts ne soient pas menacés de disparitions. Le seront-ils un jour ? S’interrogent ceux qui aspirent à une gestion plus ouverte, transparente où chacun peut trouver son espace en toute démocratie. Le président Zetchi veut ce climat, il aspire à terminer son mandat dans sous les applaudissements de tous les footballeurs. Mais il y a ce mais qui freine tout. Les dossiers d’arbitrage, de corruption, de matchs combines, continuent de fumer. Des affaires qui ne semblent surprendre plus personne tant elles semblent se banaliser dans un football qui continue de s’enfoncer saison après saison dans les pratiques…
Les alertes se multiplient en direction de la FAF, elles mettent au-devant de la scène médiatique ce qui ravage le football, ce qui le déroute de ses objectifs, dont le professionnalisme devient étranger chez les clubs. «Les situations touchent encore plus la base si chère au nouveau président Zetchi pour bâtir son projet. En effet, les championnats interrégionaux sont moins couverts médiatiquement mais tout aussi gangrenés», fera remarquer un confrère. Les présidents de clubs crient au scandale, d’autres menacent de saisir la FIFA.
A ce triste tableau, s’ajoute celui de l’ex-DTN qui aurait techniquement voulu dynamiter les plans de développement de l’institution. Le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi, rentré d’Egypte où il a assisté au congrès de la CAF, commence à mettre de l’ordre dans tout ce désordre après 20 mois de son intronisation, il semble être l’objet de tirs de partout. L’AGE du 27 de ce mois devra lui permettre de hausser le ton afin de prendre certaines décisions d’importance pour la pérennité du sport-roi en Algérie. Il annoncera très certainement l’annulation du projet de l’hôtel 5 étoiles initié par Mohamed Raouraoua en tête. Mais aussi la dernière sortie de l’ex-DTN.

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