Transformation des excédents de produits agricoles: Alioui lance un appel urgent

17 Juil , 2017 à 16:03  

Le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) Mohamed Alioui a appelé les pouvoirs publics et les opérateurs économiques à accompagner les agriculteurs pour la transformation de leurs produits.

Mohamed Alioui a indiqué hier à la presse, en marge de la rencontre du ministre du Commerce Ahmed Saci, avec la Direction générale pour l’organisation des activités commerciales, que durant cette année, les producteurs ont subi d’énormes pertes, faute de commercialisation de leurs produits. «Cette saison, nous avons enregistré un excédent de différents produits agricoles, contrairement aux années précédentes, mais faute de moyens, les fellahs jettent des quantités énormes de tomate, d’ail et d’oignon dans les oueds» a-t-il déploré.

Pour remédier à cette situation, Alioui lance un appel aux autorités compétentes, aux opérateurs économiques ainsi qu’au FCE pour venir en aide aux agriculteurs. «Nous sommes tenus, autant que l’Etat, les opérateurs économiques et le FCE, d’accompagner ces fellahs dans le domaine de la transformation agricole», a-t-il estimé, avant d’ajouter : «Savez-vous qu’aujourd’hui, les fellahs ne savent plus quoi faire de leurs tomates ? Elles sont cédées à 10 DA le kilo et entassées dans des caisses en attendant de pourrir». L’idéal, selon lui, serait de mettre en place des mécanismes permettant d’encourager les agriculteurs à produire. «On doit mettre en place des chambres froides, ouvrir les marchés de l’exportation, et des usines de transformation agricole» a-t-il préconisé. Pour ce qui est de la production animalière, et à l’approche de l’Aïd el Adha, Alioui a tenu à rassurer les Algériens quant à la disponibilité des ovins et à des prix raisonnables. «Cette année, les prix des moutons ne dépasseront pas les 40.000 DA. La moyenne sera de 30.000 DA l’unité», a-t-il révélé, en raison d’un excédent de production ovine.

Retour au bon de transaction commerciale

Par ailleurs, le ministre du Commerce Ahmed Saci a souligné la nécessité de revenir au système des «bons de transactions commerciales» pour lutter contre la spéculation et protéger le pouvoir d’achat du citoyen. «Dans le but d’organiser le marché et de lutter contre la fraude et la spéculation, nous allons mettre en place les outils juridiques nécessaires, c’est-à-dire l’instauration des bons de transactions commerciales».

En effet, le Plan d’action du gouvernement donne, dans cette perspective, la priorité de protéger le pouvoir d’achat du citoyen, en mettant en place un arsenal juridique et législatif, pour contrôler la destination des produits destinés en premier lieu, à la consommation. «Nous avons la mission de contrôler la destination des produits depuis leur fabrication jusqu’aux consommateurs, et de lutter contre les intermédiaires spéculateurs», a-t-il indiqué.

Il s’agit également d’élargir le contrôle de l’Etat à tous les marchés pour éviter les pénuries ou une hausse des prix des produits inexpliquée. Saci a averti les spéculateurs que la loi serait appliquée dans toute sa rigueur contre toutes formes de fraude ou de spéculation.
«La prochaine action consistera pour nous à appliquer la loi, juste après les opérations de sensibilisation que nous sommes en train de mener», a-t-il dit.

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