Tizi-Ouzou : Des cours de langue amazighe au profit de 429 analphabètes

12 Sep , 2017 à 17:26  

429 femmes analphabètes, inscrites au niveau des centres d’alphabétisation de la wilaya de Tizi-Ouzou, bénéficieront de l’enseignement de la langue amazighe.
Ces apprenantes seront réparties au niveau d’une dizaine de classes, a précisé le président du bureau de wilaya de l’Association algérienne d’alphabétisation «Iqra», Hocine Khelid, en marge d’une réunion pédagogique de deux jours, organisée samedi et dimanche derniers, dédiée à la promotion de l’enseignement de la langue amazigh au niveau des classes du centre d’alphabétisation de la wilaya.

Organisée par le bureau local de l’Association algérienne d’alphabétisation «Iqra» en collaboration avec le Haut-commissariat de l’amazighité, cette réunion a regroupé les enseignants diplômés en langue amazighe, les experts et les inspecteurs du HCA et durant laquelle ils ont débattu du contenu du programme 1 et 2 qui sera prodigué aux femmes analphabètes qui fréquentent les centres d’alphabétisation. Selon le président de l’association, l’enseignement de tamazight se fera au niveau d’une dizaine de classes, et ce, en prévision de la rentrée des analphabètes prévue le 7 octobre prochain. « Nous avons mobilisé onze enseignants dans notre wilaya qui auront pour mission d’apprendre à ces femmes l’écriture du caractère latin de cette langue.

Ajoutez à cela, deux enseignants réquisitionnés dans la wilaya de Batna, un à Boumerdès, un à Tipasa et deux autres à Jijel. « Cette année, les élèves analphabètes devront apprendre le programme 1 et 2 de tamazight dans l’ensemble des établissements d’alphabétisation.

Cette initiative entre dans le cadre de la constitutionnalisation de la langue amazighe initiée par le président de la République en février 2016. Hocine Khelid a fait savoir que la wilaya de Tizi-Ouzou est classée en première position en matière de nombre d’enseignants de langue amazighe qui sont 400 au niveau local. De leur côté, les femmes qui devront bénéficier de ces cours d’apprentissage ont exprimé leur satisfaction quant à ce genre d’initiative qu’elles qualifient d’encourageante. « Certes, nous parlons amazighe, mais, aujourd’hui, nous allons apprendre la rédaction de cette langue. C’est la langue maternelle que nous devrions préserver. C’est une très bonne chose », dira une femme rencontrée au niveau de la Maison de la culture.

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