Produits interdits à l’importation: L’association des commerçants appelle à l’abandon de la procédure

6 Déc , 2018 à 13:46  

L’interdiction de l’importation de plusieurs produits n’a pas eu l’effet escompté. Le volume des importations est resté le même, estime l’Association des commerçants et artisans algériens (ANCA). Elle appelle à l’abandon de cette mesure et sa substitution par des taxes permettant de protéger la production nationale.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – L’Association des commerçants et artisans algériens (ANCA) avait applaudi, dans un premier temps, la publication de la liste des produits interdits à l’importation. Près d’une année plus tard, elle change d’avis à ce sujet.
Tahar Boulenouar, son président, explique, en effet, que les objectifs annoncés sont loin d’être atteints ni en matière de baisse des importations, ni en matière d’encouragement de la production locale.
La facture de l’importation est restée la même, dit-il, et la production locale n’a pas augmenté menaçant de créer un déséquilibre dans l’offre et la demande. Boulenouar explique qu’au lieu que ça soit le volume des importations qui baisse, c’est le nombre d’importateurs qui a diminué, créant des situations de monopole. D’un autre côté, certains producteurs locaux ont profité de l’occasion pour augmenter leurs prix. Il en conclut que la mesure aura été totalement inefficace puisque, à quelques semaines de la fin de l’année, la facture d’importations avoisine les 45 milliards de dollars et que le volume des produits alimentaires, premiers concernés par l’interdiction, est toujours de l’ordre de 8 à 9 milliards de dollars.

Comment protéger la production nationale ? Le président de l’ANCA propose l’augmentation des taxes tout en mettant en place des mesures d’accompagnement des producteurs locaux pour éviter de déséquilibrer le marché. Tahar Boulenouar propose d’encourager les importateurs à devenir producteurs en leur offrant des facilitations notamment en ce qui concerne les procédures administratives mais également l’accès au foncier qui constitue l’une des plus grandes entraves. Il propose de créer des zones d’activités spécialisées qui regrouperaient les producteurs d’une même filière en abandonnant le schéma actuel des zones industrielles où se côtoient des industries n’ayant aucun lien les unes avec les autres. L’ANCA a, d’ailleurs, installé la commission des importateurs qui aura, entre autres, pour mission de maintenir le contact avec les pouvoirs publics en constituant une force de proposition.
N. I.

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