Plages et parkings à Annaba: Une réglementation obsolète pour «La Coquette»

16 Août , 2017 à 0:11  

La saison estivale tire à sa fin et, encore une fois, la réglementation n’a pas été respectée. Pourtant, l’exploitation d’équipements de plage, chaises, tables et parasols, était encadrée et soumise à des conditions que tous les exploitants ont dû accepter pour obtenir autorisation communale.

Conditions dictées par le souci des pouvoirs publics de pouvoir préserver le caractère public des dites plages. Or, dans la pratique, les plages de toute la bande côtière d’Annaba, ainsi que celles de Chétaïbi et Séraïdi, ont été le théâtre du diktat d’une faune de plagistes, détenteurs de la fameuse autorisation communale ou pas, imposant leur loi. Les éléments de la gendarmerie ont eu beau les dissuader, mais en vain. Parkings et accès aux plages étaient payants, au grand dam des estivants. Des frictions entre estivants en famille et ces exploitants ont, certes, débouché sur des remises à l’ordre mais, le lendemain, la même mainmise sur les parkings et les espaces de détente avait le dernier mot. Cette mainmise se met en place de nuit, quand les lieux sont supposés être vides. Mais en réalité, ils ne le sont pas et les équipements payants sont prêts à réinvestir les espaces dès minuit, heure de tous les délits…

Samedi dernier, toute une famille, avec femmes et enfants, a eu à faire les frais de cette règlementation écrite juste sur du papier. Sur la plage d’Aïn Achir, cette famille voulait passer quelques heures dans la soirée sur cet espace idyllique et non loin du centre de vacances réservé à l’armée. Si pour le parking pratiquement vide, pas de problème, il en a été autrement sur le sable accueillant. Voulant installer ses chaises pliantes et sa table, le chef de famille s’est vu apostropher par deux gardiens, lui ordonnant violemment de décamper, vu qu’ils installaient leurs équipements. S’en est suivie une altercation plus que musclée car, les deux sbires étaient porteurs d’armes blanches. Quelques citoyens ont essayé de s’interposer mais, entre cris et vociférations, le chef de famille et son jeune fils âgé d’une quinzaine d’années ont été tailladés à coups de couteaux et, ont terminé la soirée aux urgences de l’hôpital Ibn Sina. Le lendemain, hormis les commentaires outrés des riverains, rien à signaler quant à d’éventuelles interpellations. Renseignements pris, l’exploitant de cette plage avait bel et bien une autorisation communale. Quant aux deux gardiens, porteurs de coups et blessures, nul ne sait d’où ils tenaient autorisation pour garder anonymat et nuire à une paisible famille… Ce fait divers qui, en fait, n’en est pas un, dénote l’inefficacité d’une réglementation obsolète sur les rives de «La Coquette».

Amir N.

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