Oran : Les prix des fruits et légumes flambent sur les marchés

9 Avr , 2018 à 22:04  

À l’ex-marché de la bastille la mercuriale, toujours en hausse, ne cesse d’exaspérer les habitants. Quelle que soit la saison, le marché de la rue des Aurès affiche toujours des prix inabordables.

Les prix des produits suffisamment disponibles comme l’oignon ou la pomme de terre sont restés relativement stables, contrairement à ceux des produits comme les haricots verts, la courgette, la tomate ou la salade qui n’ont pas échappé à cette hausse faute d’offre suffisante, tributaire d’une production irrégulière. Les prix des fruits et légumes dépassent la moyenne des coûts proposés ailleurs. Ce qui pousse les citoyens propriétaires de véhicules à faire leurs emplettes ailleurs que dans les communes limitrophes. Le bouche à oreille aidant, ils ne sont rebutés ni par les distances ni par la perte de temps. On les retrouve souvent à Benfreha où «vous choisissez vous-mêmes de vos propres mains la marchandise qui vous convient à des prix corrects», dit un retraité qui profite de ses sorties pour effectuer ses achats loin du «marché brûlant» au Marché Michelet du centre de ville d’Oran, commente-t-il. D’autres n’hésitent pas à se déplacer jusqu’au marché de Sidi Marouf où, semble-t-il, ils trouvent ce qu’il recherche. Tous sont unanimes à affirmer que le marché de l’ex-Michelet est trop cher. Les étrangers à la région, qui viennent de temps à autre avec des camionnettes remplies à ras bord de marchandise, pratiquaient des prix convenables jusqu’au jour où ils se sont rendus compte qu’ils devaient, pour plus de bénéfices, s’aligner sur les résidents. S’ils évoquent l’éloignement, comme raison à ces hausses, ils ne peuvent, en revanche, justifier les écarts importants des prix qu’ils pratiquent dans des régions même proches, comme Sidi El Bachir , El Hamri et autres. Au marché hebdomadaire de la cité Gambetta, le couffin de la ménagère ne peut pas se remplir convenablement à 1 500 dinars. On écarte les légumes hors saison, tels les haricots verts à plus de 350 dinars le kilo, dont le citoyen moyen doit se passer. Ainsi, la carotte demeure toujours chère à 80 dinars, alors que le poivron et la tomate ne descendent pas, respectivement, des 120 et 100 dinars. Au moment où les fèves se bradent ailleurs à 50 dinars le kg, au Marché de Medina Djeddida elles n’étaient pas à moins de 130 dinars, jeudi dernier au marché hebdomadaire de Hai Ennour. Il faut admettre que, contrairement aux années passées, on ne trouve que rarement des produits du terroir. Même ceux qui se disent agriculteurs n’arrivent pas à satisfaire leurs besoins en fruits et légumes. Dans les potagers, les femmes âgées se limitent à semer quelques navets, des oignons ou des haricots pour la consommation familiale. En tous cas, il est rare de voir au marché un paysan mettre en vente l’excédent des produits de son jardin. Lorsque cela se produit, on s’arrache au prix fort «le piment local» ou la courge du potager. La pression qu’a enregistrée la demande sur les fruits et légumes durant la haute saison était exercée aussi par la demande des restaurants de la côte, des fêtes de mariages, une hausse qui a atteint 20%. Exception faite pour les produits subventionnés ou ceux dont les prix sont plafonnés, le marché a fonctionné, selon la règle de l’offre et la demande. La perturbation de l’approvisionnement des marchés de gros, faute d’une production régulière, a affecté sensiblement les prix et constitue le principal facteur de cette perturbation.

Medjadji H.

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