Fibda 2018 : Grande affluence sur le Cosplay à l’avant dernier jour du festival

8 Oct , 2018 à 12:40  

Une grande affluence de jeunes a été enregistrée en cet avant dernier jour du 11e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda), notamment sur le concours de déguisement « Cosplay ».
Issus de différentes régions du pays, plusieurs jeunes sont venus assister à ce festival vêtus de costumes de leurs héros de bandes dessinées, de dessins animés et de jeux vidéo japonais à l’instar de « Dabi », « Kaneki », Toshiro Hitsugaya », « Naruto » et les gangs des « Yakuzas ».
Les organisateurs ont consacré, dans le cadre du concours « Cosplay », organisé par l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA), en collaboration avec les éditions « Z-Link », cinq prix critiques.
Le premier prix est d’une valeur de 10 millions de centimes, le deuxième et le troisième de 8 millions chacun, le quatrième 6 millions et le cinquième 4 millions de centimes.
Contrairement aux éditions précédentes qui ont connu la participation de 130 concurrents au Cosplay, les organisateurs ont fixé pour cette édition de nouvelles conditions pour accéder au concours dans le but de promouvoir le niveau. Les participants doivent avant confectionner eux-mêmes leurs costumes puis les meilleurs d’entre eux sont choisis pour participer au concours, selon les organisateurs.
Les concurrents ont défilé ce vendredi avec leurs costumes sur un podium consacré à cet effet. Un jury présidé par l’artiste canadien Patrick Marleau devra choisir samedi les cinq lauréats du concours. Les espaces de vente d’albums de BD, notamment les Mangas ont connu également un grand engouement de la part des amateurs du 9e art.
Des jeunes se sont amassés devant les points de vente pour acquérir des costumes, des masques, des armes en plastique et des figurines de leurs héros préférés, outre des outils de dessin, alors que d’autres ont rejoint les ateliers de dessin pour s’initier à cet art.
Au niveau du stand Canada, invité d’honneur de cette édition, l’exposition réservée à l’histoire de la BD canadienne, notamment dans la région du Québec, a constitué un espace de rencontre et d’échange entre les dessinateurs et le public.
La clôture du 11e Fibda, ouvert mardi dernier à l’Esplanade de Riadh El Feth, est prévue samedi avec au programme la remise des prix des différents concours.
La question migratoire dans un ouvrage collectif de bande dessinée
Des dessinateurs et des scénaristes algériens et arabes présentent, lors du 11e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda) organisé à Alger, un ouvrage collectif de bande dessinée sur la migration dans les pays africains et arabes.
Paru en Tunisie en 2017, cet ouvrage aborde les conditions de vie difficiles dans lesquelles vivent les migrants et les déplacés des pays subsahariens et des pays arabes en dehors de leur pays d’origine ainsi que les différentes formes de racisme qu’ils subissent.
En dépit de leur style accessible et expressif, ces bandes dessinées inspirent tristesse et douleur. La majorité des dessinateurs ont incarné les personnages des migrants dans une image de corps sans âmes tout en utilisant le noire et blanc reflétant ainsi l’affliction et la colère qu’ils éprouvent face à cette réalité.
Parmi les titres présentés, « une vie en suspens » du dessinateur et scénariste libanais Berag Rima portant sur la violence et le racisme exercés contre les migrants subsahariens dans les pays maghrébins. Le dessinateur algérien Kamel Zakour et la scénariste Abir El Kasmi présentent, pour leur part, une histoire dramatique sur le destin tragique d’une famille nigérienne qui migre vers le Nord et qui meurt de soif dans le désert. Le dessinateur et scénariste égyptien « Migo », critique, quant à lui, la réalité socio-économique de son pays à travers l’histoire d’une famille égyptienne qui migre clandestinement vers l’Europe à bord d’une barque.
Les textes de publication sont présentés dans une prose poétique en langue  arabe. Certains écrivains ont adopté des dialectes locaux comme choix personnel pour faire parvenir leurs messages artistiques.
Le livre est paru aux éditions du Laboratoire 619 « Lab619 » relevant de l’organisation européenne non gouvernementale « Rosa Luxemburg » dans le cadre d’une résidence en Tunisie dont l’objectif est la sensibilisation aux problèmes des migrants et réfugiés en se référant à des histoires et  témoignages vivants. Mme Nadia Dahab, dessinatrice franco-tunisienne et membre du Lab619 a rappelé que ce-dernier a été créé en 2013 dans le but de faire connaître et promouvoir le 9e art en Tunisie.

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