En cette période de froid, pluie et neige : Des prix inabordables en dehors d’Alger

13 Fév , 2018 à 16:08  

En cette période de froid, de pluie et de neige, pour ne pas dire de très mauvais temps, Alger, n’a paradoxalement pas connu d’augmentations dans les prix des fruits et légumes contrairement à d’autres wilayas.
La différence des moyens des uns et des autres est bien remarquable. A Alger, l’approvisionnement ne pose pas de problème et c’est ce qui explique la  » stagnation  » relative des prix des fruits et légumes.
Ainsi, la courgette est affichée à 80 DA,  la carotte, le navet, la laitue, le concombre sont affichés à 35 DA, l’oignon varie entre 35 DA et 50 DA, selon les lieux et surtout la qualité proposée. La tomate est cédée entre 50 DA et 80 DA. La pomme de terre est cédée entre 45 DA et 65 DA pour la meilleure, question qualité. L’aubergine est fixée à 70 DA,  les radis, et l’artichaut varient entre 80 et 100 voire 120 DA. Toujours à Alger, par contre et au vu des conditions climatiques dans les autres wilayas, les prix sont montés en flèche. La raison est très simple, les transporteurs dictent la  » loi  » aux intermédiaires, car du côté des grossistes, c’est plus ou moins abordable comparativement aux chiffres annoncés sur les étals. Et comme le malheureux citoyen ne pouvant s’approvisionner comme d’habitude en se déplaçant loin de sa bourgade, il est évident qu’il doit céder à cette forme de  » spéculations  » et de  » surenchère  » compte tenu de ses difficultés de déplacement justement.
Ainsi, la carotte est cédée, dans ces autres wilayas frappées par la neige et les routes coupées, à 120 DA. L’oignon se voit vendu de 60 à 70 DA alors que la pomme de terre affiche au minimum, bien au minimum à 70 DA et pour une famille nombreuse, faites le calcul pour avoir une idée des dépenses que les malheureux citoyens doivent dépenser, la mort dans l’âme. L’artichaut est cédé entre 100 et 120 DA, l’aubergine presque le même prix alors que la tomate arrive même à frôler le 130 DA le kilo !
C’est le cas du piment et du poivron également qui sont cédés entre 100 et 120DA.
Donc pour les wilayas côtières, par exemple et aux environs, les prix sont relativement abordables puisqu’il n y a pas trop de problèmes d’approvisionnement pour les commerçants. Mais, à Médéa, Blida, Bouira ou Bordj Bou-Arréridj, à titre d’exemples et plus précisément dans des contrées  » isolées  » par la neige, il faut vraiment avoir le courage d’oser défier la neige et le froid pour tenter d’aller en ville pour acheter des fruits et légumes au moindre coup par rapport à ceux proposés sur place.
Du côté des fruits par exemple, c’est le même constat : à Alger, les prix sont stables d’une manière générale, mais dans les wilaya touchées par la neige les commerçants s’en donnent à cœur joie n’ayant, pour ainsi dire,  » aucune pitié  » pour leurs compatriotes aux salaires bien maigres et qui n’arrivent à joindre les deux bouts, en fin de mois, que par des sacrifices et la débrouillardise.
L’orange et  la mandarine sont affichées dans la wilaya d’Alger entre 55 DA, selon la taille et la qualité jusqu’à 200 à 250 DA le kilo. Par contre, il faut bien ajouter le quart à ces prix pour égaler avec celui des wilayas dont les voies de communication sont coupées par la neige et la pluie.
Quant à la pomme et la poire, elles sont cédées à Alger entre 80 et 150 DA, selon la taille et la qualité, alors qu’en dehors de la capitale, elles ont atteint les chiffres variant de 220 au double !
En dehors de la situation climatique, certains justifient cette flambée des prix hors d’Alger par la réduction de la quantité importée.
Reste que pour le moment, les perturbations dans l’approvisionnement dans les wilayas touchées par le mauvais temps sont la raison de cette augmentation sensible des prix pour ne pas dire flambée réelle des prix, faute de disponibilité des moyens de transport de la marchandise…
 Saïd B.

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