En attendant les Banques centrales : Les Bourses européennes prudentes

14 Juin , 2018 à 12:20  

Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi, mais variant dans une marge étroite, la prudence dominant en attendant les conclusions des réunions de plusieurs Banques centrales.
Comme Wall Street, la plupart des places européennes ont d’abord salué avec prudence le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un, mais d’autres facteurs l’ont ensuite emporté. « La BCE pourrait faire des annonces cruciales jeudi sur la poursuite du programme d’achat d’obligations. C’est l’événement principal de la semaine », a relevé Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets. Les investisseurs surveillaient également une réunion de la Banque centrale américaine qui se conclura mercredi par la diffusion d’un communiqué. La Bourse de New York évoluait dans le vert à la mi-séance, le Dow Jones Industrial Average prenant 0,07% à 25.339,77 points, le Nasdaq s’appréciant de 0,59% à 7.705,28 points et l’indice élargi S&P 500 gagnant 0,25% à 2.788,90 points. « A moins que la Fed suggère que l’économie est en surchauffe, la décision largement attendue d’une remontée des taux directeurs ne devrait pas causer beaucoup de surprise », a relevé Phil Davis de PSW Investments.
L’Eurostoxx 50 a perdu 0,13%
A Paris, l’indice CAC 40 a perdu 0,38% à 5.453,37 points. Carrefour a pris la tête (+3,13% à 15,50 euros) après l’annonce d’un partenariat avec Google.
Casino a gagné 1,76% à 33,50 euros, les investisseurs accueillant favorablement l’accélération du désendettement du groupe. Hermès a été pénalisé (-1,84% à 553,60 euros) par un abaissement de recommandation. A l’inverse, Pernod Ricard a profité (+1,83% à 144,50 euros) d’un relèvement de son objectif de cours.
Le secteur automobile a terminé mal orienté, sous le coup des interrogations liées aux négociations commerciales. Michelin a perdu 2,86% à 112,15 euros, Faurecia 2,08% à 70,66 euros, Valeo 1,29% à 53,38 euros et Peugeot 0,20% à 20,45 euros.
L’indice Dax de la Bourse de Francfort a terminé à l’équilibre (-0,00% à 12.842,30 points), l’élan initial consécutif au sommet Trump-Kim ayant été annulé par le plongeon du moral des investisseurs allemands.
Le moral des investisseurs allemands (ZEW) a nettement flanché en juin pour retomber à son plus bas niveau depuis cinq ans, sur fond de tensions commerciales avec les Etats-Unis.
Valeurs refuges, les énergéticiens allemands ont fait la course en tête, EON gagnant 2,08% à 9,07 euros et RWE, 1,63% à 19,38 euros.
Daimler a pris 1,45% à 62,31 euros. Les investisseurs sont rassurés par l’amende colossale évitée de justesse par la maison mère de Mercedes, qui a préféré coopérer avec le gouvernement au sujet du rappel par le ministère allemand des Transports de 238.000 véhicules équipés de logiciels capables de fausser les niveaux d’émissions.
Deutsche Post a de nouveau fermé la marche (-2,48% à 29,46 euros).
L’indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a reculé de 0,43% à 7.703,81 points, pénalisée par le secteur de la construction.
Le secteur était sous pression en raison de la chute de Crest Nicholson (-6,32% à 417,99 pence), coté en dehors du FTSE-100, après des résultats décevants. Dans son sillage, Barratt Developments a chuté de 3,11% à 561,00 pence, Berkeley Group de 2,76% à 4.186,00 pence, Persimmon de 2,45% à 2.790,00 pence et Taylor Wimpey de 2,08% à 185,50 pence. Le fabricant de spiritueux Diageo a perdu 0,45% à 2.744,50 pence et le cigarettier Imperial Brands 0,80% à 2.590,00 pence. British American Tobacco a lâché 1,77% à 3.680,00 pence. L’indice Ibex 35 de la Bourse de Madrid a pris 0,16% à 9.914,4 points. Banco Santander a légèrement reculé de 0,25% à 4,82 euros tandis que CaixaBank est resté stable (+0,03%) à 3,96 euros. BBVA a cédé de son côté 0,26% à 6,19 euros. Le poids lourd Inditex (Zara) a gagné 1,08% à 28,92 euros. L’indice FTSE Mib de la Bourse de Milan a gagné 0,15% à 22.120 points.
Finecobank réalise la meilleure performance (4,85% à 9,418 euros), suivi d’Italgas (+2,90% à 4,863 euros) et de Poste Italiane (+1,90% à 7,498 euros). Saipem a enregistré la plus forte baisse (-1,91% à 3,85 euros), prédédé de Prysmian, (-1,74% à 24,31 euros) et d’Unipol SAI (-1,47% à 1,874 euro). L’indice PSI 20 de la Bourse de Lisbonne a gagné 0,32% à 5.662,93 points. La banque BCP a pris 0,29% à 0,274 euro. Côté énergétiques, Galp Energia était quasi à l’équilibre (+0,03% à 16,25 euros). EDP a gagné 0,83% à 3,40 euros tandis que sa filiale dans les renouvelables EDP Renovaveis cédait 1,88% à 8,09 euros. Le groupe de distribution Jeronimo Martins a perdu 0,04% à 13,28 euros et le papetier The Navigator 0,17% à 5,93 euros. L’indice SMI de la Bourse suisse a pris 0,20% à 8.640,80 points.
En tête, le groupe suisse de chimie de spécialités Sika a gagné 1,30% à 8.590,00 CHF. Swatch a lui fini tout en bas du tableau (-1,49% à 490,00 CHF). Côté bancaires, Credit Suisse a reculé de 0,22% à 15,66 CHF, UBS grappillé 0,16% à 15,72 CHF et Julius Baer progressé de 0,20% à 60,38 CHF. Les poids lourds de la cote ont terminé dans le vert, à l’instar de Nestlé (+0,46% à 74,54 CHF), Novartis (+0,24% à 74,68 CHF) et Roche (+0,05% à 209,75 CHF). L’indice Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a terminé quasi inchangée (+0,07% à 3.816,79 points). Le numéro un mondial de la bière AB InBev a de nouveau enregistré la meilleure performance (+1,29% à 83,10 euros). Parmi les huit valeurs dans le rouge, le groupe de biotechnologie Galapagos et le groupe postal Bpost sont les principaux perdants, cédant respectivement -1,20% à 85,92 euros et -1,02% à 14,52 euros.
L’indice AEX de la Bourse d’Amsterdam a cédé 0,32% à 563,01 points.
A la baisse, l’assureur NN a perdu 1,45% à 36,64 euros et la pétrolière Royal Dutch Shell (action « A ») a chuté de 1,26% à 29,48 euros.
A la hausse, le groupe de télécoms et médias Altice a grimpé de 1,15% à 3,36 euros et le brasseur Heineken a gagné 0,90% à 87,40 euros.
Wall Street termine en ordre dispersé
Wall Street a terminé en ordre dispersé mardi, les marchés faisant preuve d’un optimisme prudent après le sommet Trump-Kim et en attendant une décision de la banque centrale américaine sur ses taux directeurs.  Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a reculé de 0,01% à 25.320,73 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a pris 0,57% à 7.703,79 points, un niveau inédit. L’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,17% à 2.786,85 points.  « Le marché poursuit sur sa tendance récente, faisant à la fois preuve d’hésitation et d’un optimisme prudent », selon Karl Haeling de LBBW.  « Il va se passer tellement de choses d’ici la fin de la semaine, les volumes d’échanges sont restés limités », a-t-il souligné en mettant en avant la fin mercredi du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui devrait a priori décider d’une hausse des taux directeurs de l’institution. Cette perspective a été renforcée par l’annonce d’une modeste progression des prix à la consommation (CPI) en mai aux Etats-Unis qui a fait grimper l’inflation annuelle à 2,8% sur un an, son plus haut niveau depuis 2012. Mais les investisseurs attendent également les réunions des banques centrales européenne jeudi et japonaise vendredi ainsi que les chiffres sur les ventes au détail aux Etats-Unis, indicateur important sur la consommation dans le pays.  « L’administration est aussi censée annoncer d’ici vendredi les détails de nouvelles sanctions à l’encontre de la Chine », a indiqué M. Haeling.  A cet égard, Donald Trump pourrait selon lui se montrer un peu plus conciliant qu’auparavant « car il a besoin de Pékin pour inciter Kim Jong Un à poursuivre les négociations engagées » ce mardi, a-t-il ajouté.
Tesla réduit ses effectifs de 9%
Les dirigeants américain et nord-coréen ont affiché leur bonne entente lors d’un tête-à-tête historique qui a abouti à la signature d’un document commun sans percée majeure toutefois concernant le devenir de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord. « C’est un événement historique et c’est le début d’un processus prometteur, mais malgré les gros titres positifs il reste encore beaucoup de questions en suspens, d’où sans doute la réaction modérée du marché », a avancé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.  Le marché obligataire se tendait un peu, le taux d’intérêt sur les bons du Trésor à 10 ans grimpant vers 20H30 GMT à 2,957% contre 2,952% lundi soir et celui à 30 ans progressant à 3,096% contre 3,094% à la précédente fermeture. Parmi les valeurs du jour, Tesla a grimpé de 3,21% alors que le groupe a annoncé la suppression d’environ 9% de ses effectifs, soit un peu moins de 4.000 postes. Cette décision ne devrait pas affecter la montée en cadence de la production du Model 3, a assuré l’entreprise. Le secteur des télécoms était surveillé alors qu’un tribunal américain devait dire mardi après la clôture s’il autorise la gigantesque fusion entre l’opérateur AT&T (+0,50%), numéro deux de la téléphonie mobile aux Etats-Unis, et le groupe de médias Time Warner (+0,05%).
Le numéro un du secteur Verizon a lâché 0,99% tandis que les deux autres grands acteurs de la téléphonie mobile dans le pays, T-Mobile et Sprint, ont pris respectivement 0,17% et 0,95%.
Citigroup a cédé 0,73%. Un de ses responsables a indiqué dans une interview au Financial Times que l’automatisation de certaines tâches pourrait réduire de moitié les effectifs en charge des services technologiques au sein de la banque d’affaires de l’établissement.
Ilyas A.

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