Emploi en Algérie : C’est de bon augure

25 Avr , 2018 à 11:24  

La situation de l’emploi s’améliore progressivement en Algérie et les derniers chiffres sont là pour le montrer. Mieux encore, ces chiffres et les prévisions sont de bon augure. Il y a quelques jours, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a annoncé qu’un total de 563.000 postes d’emploi ont été créés durant l’année 2017.
Et au premier ministre de développer ce chiffre en indiquant que parmi ces 563.000 postes d’emploi, 92.300 ont été créés par la Fonction publique, 366.000 par les agences d’emploi, 18.000 par l’investissement de micros entreprises, au côté de 87.000 emplois d’attente par contrats d’insertion et de travail aidé
Lors d’une conférence de presse, durant laquelle il a présenté le bilan du gouvernement pour l’exercice 2017, le Premier ministre a également précisé que 409.000 personnes ont bénéficié des programmes d’insertion, dont 310.000 dans le cadre du dispositif d’activité à l’insertion (DAIS), 36.000 dans le cadre du programme d’insertion sociale des jeunes diplômés, et 63.000 dans le cadre du programme d’aide à l’activité à domicile (ANGEM). D’ailleurs, même les derniers chiffres de la Banque mondiale et du FMI ont revu à la hausse leurs prévisions en ce qui concerne la croissance économique en Algérie. Ainsi, le FMI a baissé ses prévisions concernant le taux de chômage. Il le situe à 11,2% pour 2018 alors qu’il tablait sur un taux de 13,2%, et la même institution pense que pour 2019 le taux restera relativement stable, et qu’il se situera à 11,8%.
De son côté, la Banque mondiale note qu’une partie de ce chômage est un chômage frictionnel, c’est-à-dire un chômage temporaire, de transition entre deux emplois ou en attendant de trouver un emploi plus en adéquation avec les préférences personnelles. Les mêmes institutions prévoient une baisse du déficit courant et du déficit budgétaire à moyen terme, rééquilibrage des finances publiques aidant.
Miser sur la jeunesse
D’autre part, on n’omettra pas de signaler que les jeunes algériens et plus précisément les universitaires constituent un véritable  » investissement  » pour l’économie nationale et donc à la création d’emploi de par leur capacité à innover et à créer de la valeur ajoutée. Encore faut-il rappeler que 92% d’entreprises créées ces dernières années, dans le cadre de l’Ansej et qui ont réussi à se maintenir en activité voire même dégager des bénéfices sont celles lancées par ces jeunes universitaires. Ce qui constitue une véritable preuve que tous ces jeunes porteurs de projet seront d’apport certain à l’économie nationale en attendant de voir leurs idées se concrétiser sur le terrain.
Ce qui est certain c’est que notre pays a fort à gagner en accompagnant les porteurs de projets innovateurs. Cela devrait d’ailleurs devenir une priorité pour le gouvernement.
Et cela dans le sens où un grand nombre de projets innovateurs sont de véritables gisements d’emplois. Certains estiment que le marché de l’emploi pourrait atteindre consécutivement à la croissance démographique, le chiffre de 2 000 000 demandeurs. La multiplication des PME et start-up serait la solution idoine pour les insérer dans le circuit économique et commercial.
Et dans ce même ordre d’idées, il est important de saluer l’initiative du FCE intitulée articulée autour du plan d’action de JilFCE, où figure, entre autres, un programme de rencontres avec les principales écoles et universités, initié avec pour but de valoriser l’entrepreneuriat et créer de l’échange et de la complémentarité. C’est ainsi que le bureau délégué du FCE de Boumerdès en partenariat avec l’université Mohamed Bouguerra (Boumerdès) organisent depuis hier et ce, jusqu’au 26 du mois en cours, une rencontre sous le thème « Challenge de l’entrepreneur de l’avenir », à la bibliothèque centrale de cette université. Placée sous le patronage du wali de Boumerdès et en collaboration avec les différents organismes de l’emploi et l’Association des compétences algériennes à l’étranger (ACA), cette manifestation vise à débattre des questions liées, notamment à l’université entrepreneuriale, accompagnement des porteurs de projets et rôle et fonctionnement des incubateurs. Une compétition intitulée « Entrepreneur de l’avenir », ouverte exclusivement aux étudiants, est prévue à cette occasion. Les lauréats de ce concours qui récompensera les trois meilleurs projets, bénéficieront de formations, coaching et d’un financement, suivant un processus d’accompagnement complet et personnalisé à la création de leurs entreprises.
N’est-ce pas vraiment de bon augure pour le secteur de l’emploi dans notre pays avec cette  » nouvelle  énergie  » dégagée par ces jeunes, avenir de la Nation…
Saïd B.

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