Aïn Témouchent: 34 harraga interceptés en 24 heures

12 Juil , 2018 à 15:33  

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L’émigration clandestine est à l’origine du trépas de plusieurs milliers de candidats et la disparition de plusieurs autres centaines.

Dans la journée de mardi dernier, les garde-côtes du groupement territorial de Béni-Saf, dans la wilaya de Aïn Témouchent, ont intercepté 16 candidats à l’émigration clandestine. Ce groupe est composé, outre de plusieurs jeunes, de deux femmes et d’une fillette de 5 ans. La tentative a été déjouée par les garde-côtes qui avaient repéré l’embarcation pneumatique dans une zone située à 20 miles nautiques au nord des côtes de Béni Saf. Dans leur viseur, les candidats à l’émigration clandestine ont tenté de rallier les côtes ibériques à partir d’une plage de Béni Saf. Au final, ils atterrissent entre les mains des justiciers.
Un tel coup survient 24 heures après celui opéré par les garde-côtes de Bouzadjar ayant rapatrié 18 autres candidats à l’émigration clandestine qui ont tenté le coup pour rejoindre les côtes espagnoles. L’émigration clandestine est devenue un véritable fléau. Elle est à l’origine du trépas, en pleine mer, de plusieurs milliers de candidats et la disparition de plusieurs autres centaines.
Rallier «l’eldorado» est devenu une véritable aventure chez des jeunes de tous les âges. La Méditerranée constitue aujourd’hui, la principale voie d’accès menant vers cette «terre» tant rêvée. L’émigration clandestine n’est pas l’apanage exclusif de cet Algérien que l’on a stigmatisé à outrance et très souvent à tort. Les chiffres sont effrayants, l’Office international des migrations fait état de 100 000 personnes ayant traversé ce bassin dans le milieu de l’année.
D’autres sources avancent la mort d’au moins 15 000 autres candidats, échoués en pleine mer et la disparition de 2 250 personnes. Plusieurs milliers d’émigrants clandestins sont constitués d’Africains embarqués par des trafiquants et des passeurs sous la bénédiction «criarde» de certaines ONG qui sont, le moins que l’on puisse dire, complices dans l’aggravation de la situation en soutenant l’émigration clandestine sous l’étrange prétexte de l’humanisme.
Humaniser tel ou tel fait n’est en aucun cas synonyme d’un soutien immoral au point de contribuer à la déchéance des valeurs humaines et sociales. Le soutien humain est celui d’apporter secours, de défendre les causes justes et nobles et non pas de s’inscrire dans la stigmatisation pour arracher des petits acquis à ces immigrants pour les laisser livrés à leur triste sort une fois atterris sur le sol ciblé. Benidir Saïd, sociologue à l’université de Poitier, dira que «le rôle de ces ONG est doublement tranchant». Il explique que «ces organisations doivent faire référence à certaines éthiques en respectant la valeur humaine quitte à intervenir auprès des gouvernements de leurs pays pour les aider matériellement au maintien dans ces derniers au lieu de les motiver à braver tous les risques aux dépens de leurs vies». Les embarcations, très souvent dangereuses, n’arrivent pas à bon cap, d’où l’échouage, au large, des milliers d’immigrants clandestins.

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