16es rencontres cinématographiques de Béjaïa: « Etre à la hauteur des attentes… »

9 Août , 2018 à 12:10  

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Organisée du 1er au 6 septembre, cette édition qui sera marquée par plusieurs nouveautés aura, comme film d’ouverture, le documentaire Des figues en avril de Nadir Dendoune, qui sera projeté en présence de l’héroïne du film, c’est-à-dire la mère du réalisateur.

Organisées annuellement depuis 2003 par l’association Project’heurts, les Rencontres cinématographiques de Béjaïa qui sont la plus ancienne manifestation cinématographique internationale en Algérie, reviennent très bientôt. Au fil des années les RCB se sont imposées comme une manifestation incontournable et destination privilégié pour voir et se retrouver autour d’un film, sans prétention à décrocher un trophée. Les RCB ont pour objectif de réconcilier le public algérien avec le cinéma en lui proposant des films récents en provenance de plusieurs pays. Ces rencontres offrent un véritable espace d’échange et d’expression aux professionnels du cinéma et aux spectateurs pour voir des films ensemble, débattre de problématiques esthétiques, techniques et économiques propres au cinéma et envisager le développement d’actions cinématographiques. Les RCB ont l’ambition de développer un esprit critique face à l’image (éducation à l’image) et proposent des formations ponctuelles (écriture de scénario, réalisation, animation de ciné-clubs…). Elles sont aussi actives au sein d’un réseau de ciné-clubs et d’associations de cinéma.

Interrogée sur les grandes lignes de la programmation, Leila Aoudj, la directrice artistique des RCB, indiquera qu’ «au programme cette année, en plus des projections/débats entre le public et les réalisateurs, les «café-ciné» traditionnels qui se veulent être la poursuite au petit matin des débats de la veille, un master class, une Rencontre nationale des ciné-Clubs ainsi qu’une rencontre entre différents festivals méditerranéens.» et d’ajouter qu’en plus de cela «une journée focus sur Afac (The Arab Fund For Art and Culture) est prévue et pour la première fois les RCB se poursuivront trois jours à Alger à travers Afac Film Week, cette activité est prise en charge par le collectif Cinuvers très actif dans la vie cinématographique algéroise.». Côté films Leila Aoudj fera remarquer avoir reçu «plus de 500 films, encore un nouveau record, nous en sommes très heureux» et de souligner: «Ce qui ressort pour cette 16e édition c’est surtout le nombre de longs métrages reçus, nous en avons plus qu’a l’accoutumée et forcément ça a influencé la programmation ou contrairement aux éditions précédentes, ou le court métrage était très présent. Cette année c’est le long qui prend le dessus, et sur 24 films programmés, 21 passent en avant-première algérienne.» A notre question «quant à l’ouverture ou pas à d’autres pays participants» la directrice artistique estime que «nous avons des films de différents pays évidemment, mais la sélection se fait en fonction des films qui nous ont touchés pour une raison ou pour une autre, la nationalité du film ne peut être ni une limite ni un atout pour la sélection, même si nous sommes toujours heureux de pouvoir montrer des films algériens». Des nouveautés dans le cadre de l’édition 2018, il y en a plusieurs, a-t-elle fait savoir.

Nous apprenons ainsi que le Béjaïa Film Lab se tiendra désormais tout les deux ans. «Cette activité représente un budget conséquent pour les RCB, nous ne pouvons pas nous permettre de le reconduire chaque année» et de relever: «La nouveauté est que nous avons mis en place une activité qui nous tient à coeur, c’est la Rencontre nationale des ciné-clubs. Des séances de travail sont prévues entre les différents ciné-clubs actif et réguliers du pays, ainsi que d’autres ciné-club de la région du Maghreb prêts a partager leur expérience. L’idée est de créer durant la semaine des RCB un espace qui regroupe toutes ces initiatives indépendantes les unes des autres, de trouver des passerelles, mais surtout, nous l’espérons, que ça donne naissance à des actions communes à court ou à moyen terme.» Autre nouveauté que Leila Aoudj nous a révélée, est l’invitation de pas moins de 10 festivals méditerranéens, «toujours dans la même idée de créer des ponts, des discussions et des échanges, Donner ainsi aux «Rencontres» tout leur sens.» Enfin, à notre question quant à savoir dans quel état d’esprit sont les organisateurs au moment où se prépare actuellement cette édition, Leila Aoudj, enthousiaste avouera tout de go l’on devine bien: «Du bonheur évidemment, des appréhensions toujours. Notre équipe a toujours le même moteur, celui qui consiste à être à la hauteur des attentes du public de Béjaïa.» Voici un événement cinématographique qui préfère grandir doucement, mais sûrement sans se la raconter, ni inviter des centaines de personnes dont il ne pourra assumer la charge. Un événement qui marche sur des roulettes depuis des années et ce grâce entre autres à une équipe de jeunes bénévoles faut- il le répéter chaque année, des jeunes mus par l’amour du cinéma et du partage, non pas par celui de la vue des starlettes comme à Oran. Un événement où la rigueur et la qualité des rencontres sont la clé de sa réussite, sa crédibilité et sa pérennité.

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